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Le
Pic d'Oliferne et son château
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Arrivé
à Boutavent,
je prends le départ jaune à 14h01, toujours tout droit
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Le
parcours monte constament, atteindre le sommet, tourner à gauche,
vue arrière
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A
14h17, je suis au bord de la crête du Molard de Justice, vue sur
l'Ouest
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Je
me régale déjà avec le point de vue à l'Est
à 14h18
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Je
suis le sentier qui passe dans les rameaux, le parfum est fort
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La
Dôle, la Faucille et les sommets des Monts Jura sont en vue à
14h21
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Vue
en direction de Boutavant, défrichage en cours plus bas
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Vue
en direction du Sud
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Explications,
indications, tout y est, c'est très bien fait
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Monter
à gauche du Pic
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Une
tour se trouve à votre droite en haut
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On
se trouve alors dans l'ancienne enceinte du château
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Explications
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Le
mur est impressionnant
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Jugez
plutôt sur ce cliché, 15h03
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Un
mur encore debout du château vous domine, 15h04
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Une
petite montée s'impose pour le rejoindre
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Les
ruines d'un donjon se présentent immédiatement
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Vue
sur les ruines du donjon, 15h06
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Les
explications sont nombreuses et détaillées
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Vue
sur le lac du Coiselet, au Nord Est
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Légendes
et histoire s'offrent à vous
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Les
Esprits des 3 filles planent sur vos têtes
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Un
peu d'architecture à 15h09
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Correspondance
en réel
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L'ambiance
est forte
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La
vue y est magnifique et infinie
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Sécurisé
au top et pourtant détruit
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Autre
vue à l'Est, le Crêt de la neige, 15h11
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Oui,
c'est bien le sommet du Mt Blanc, la Bresse de l'autre côté
à l'Ouest
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Vue
depuis l'intérieur du château et ses vestiges
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Au
sud, l'Ain serpente, souffle coupé
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Vue
sur le mur d'enceinte depuis le château, 15h16
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Explications...
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Curiosité
à ne pas manquer
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Vue
réelle de la curiosité, 15h20
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Surveillance
des arrivées depuis ce point de vue
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C'est
la fin du chemin du patrimoine, 15h21
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Je
choisis le retour par une variante de 3.8 km, 15h32
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Descente
dans les bois, 15h37
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Le
lac de Coiselet, 15h55
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Je
ne m'en lasse pas, l'Ain superbe
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En
suivant le large chemin carrossable, on gagne de l'altitude, 16h09
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Autre
vue sur le lac de Coiselet
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Autre
vue...
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Après
cette séance d'émerveillement, on retrouve Boutavant
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Village
bien tranquille où il fait bon vivre !
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Je l'ai
réalisée en courant de temps en temps dans les endroits sûrs,
la prudence étant recommandée.
C'est une sortie fabuleuse qui se termine en 2h23, prévue entre 3h
et 4h pour 11 km sur les guides.
Parfois tout au bord du précipice, je ne pense pas que des enfants
y trouvent vraiment leur place.
De bonnes chaussures, éviter de faire ce parcours par temps de pluie,
parfois très glissant.
Le lynx est très courant dans cette région mais aussi très
discret, la Buse variable aussi.
Le buis et le chêne rouvre, les genévriers et les pins sylvestres
prédominent les lieux.
Les tiques sont également très nombeux, le buis étant
leur milieu privilégié.
En été, la grande gentiane, les Orchis, Ophris et autres fleurs
superbes.
Des
fragments d'un calendrier Gaulois ont été retrouvés sur
le site.
Le Pic domine le village de Condes qui signifie "confluent" en Gaulois.
Les colonies Romaines établirent ici une tour d'observation afin de contrôler
la navigation sur la Bienne et l'Ain.
Construit vers 1230 par Jean de Chalon , pour défendre le site stratégique
du confluent de l'Ain et la Bienne
et la frontière de la Franche-Comté, le château était
perché à 807 m d'altitude, 500 m au dessus de la vallée
de l'ain.
Le château mesurait 17 m de long par 10 m de large.
Ses pentes étaient inaccessibles aux machines de guerre.
Le mont domine également les vallées de la Bienne et la Valouse mais aussi
le Lyonnais,
la Savoie, le Bugey, la Suisse, la Bresse, la Bourgogne.
Au XIV(14) ème siècle, le village qui s'abritait au pied de
la forteresse comptait 200 habitants.
Le mur d'enceinte long de 300 m, d'1 m d'épaisseur, certainement 4
m de hauteur, devait être les limites du village.
Alors qu'il était jugé imprenable, il fut conquit en 1361 par
Thiébaud de Chauffour, un brigant cruel et sans pitié.
Ces faits donnèrent naissance à des légendes aussi mystérieuses
que diverses.
En voici une :
Il semblerait qu'après avoir pendu son ennemi le baron d’Oliferne au sommet
du donjon,
il réserva un atroce supplice à ses 3 trois filles.
André Besson, dans "Mon pays Comtois", raconte : « Ayant garni l’intérieur
d’un gros tonneau de pointes de fer aiguës,
il y fit entrer nues les trois amazones. Puis du haut de la montagne, la barrique
fut précipitée dans l’abîme.
Avec une joie féroce, Thiébaud de Chauffour vit dévaler le tonneau d’où s’échappaient
des cris horribles.
Il le regarda rouler le long de la pente, s’arrêter un instant, tourner, virevolter
puis rebondir de rocher en rocher
en laissant derrière lui une trace rougeâtre. Enfin, la course tragique prit
fin dans la rivière
où le tonneau s’engloutit après un ultime gargouillis sanglant ».
Une
légende dit que les spectres des jeunes filles sont sorties du tonneau
et se sont déposés à jamais sur 3 rochers.
Ce sont les aiguilles des 3 Dames, elles s'en détachent chaque nuit
pour se rendre sur leur ancien séjour,
prennent des bains dans l'Ain au milieu de la brume nocturne et retournent
dans leur rocher au lever du Jour.
Une autre dit que les villageois voisins baptisèrent trois proches
rochers de la rive gauche de l'Ain
"les 3 Damettes" , pour immortaliser l'Esprit des filles.
Il semblerait
également que bien d'autres Esprits hantent le secteur du château,
des chuchotements,
des bruits de cors de chasse et les aboiements de la meute du Seigneur d'Oliferne
ont souvent éffrayé de nombreux chasseurs,
la vallée serait encore pleine d'enchantements.
Partiellement détruite en 1479. C'est en 1592 qu'elle fût de
nouveau détruite et les habitants tous tués
par les troupes de Henri IV(4), Roi de France, lors de la conquête de
la Franche-Comté.
La forteresse fut en partie reconstituée, avant d'être rasée
en 1637.
Charles Nodier dans "Voyages pittoresques et Romantiques dans l'ancienne
France", témoignait en 1825,
que l'Ours des montagnes était encore bien présent vers le château,
protégé par les peurs dues aux légendes.
Ce site figurait encore comme port, sur les cartes de France au début
du siècle.
De grands radeaux en partaient pour descendre l'Ain puis le Rhône.
Depuis 1997, elle est en cours de restauration par l'association pour le développement
de la Petite Montagne,
l'ADAPEMONT
Les forces pleines de bonne volontés sont les bienvenues.
Je reste à votre lecture par mail pour toute information complémentaire.
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Réalisé par Jean-Michel Hugues Dit-Ciles - Longchaumois - Jura